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From ambition to action
L’écosystème de la mobilité durable

De l’ambition à l’action
L’écosystème de la mobilité durable

Mobilité : entreprises et villes, main dans la main

16 septembre 2019
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Bâtir un climat de confiance : tel est le premier défi des acteurs de la transition énergétique, notamment dans le domaine des transports. Sandra Sucher, professeure à la Harvard Business School, a ouvert la conférence avec cet élément essentiel qui n’a cessé de revenir au fil de la discussion. Des virages importants ont déjà été entrepris. Par exemple, la société française Total souhaite devenir une compagnie énergétique poursuivant ses activités pétrolières, mais offrant également du gaz, du biogaz, et de l’électricité à bas carbone. 

Du côté des villes, la mairie de Lisbonne aspire à se situer à l’avant-garde du mouvement écologique. Cela dit, de nombreuses initiatives restent à entreprendre et ces changements exigent la mise en place rapide d’un écosystème basé sur la collaboration et le dialogue. 

 

Des changements concrets

Outre sa diversification vers le gaz naturel renouvelable, l’électricité et l’hydrogène, Total prête attention à l’expérience client afin d’inciter au changement. Et quelle que soit la source de l’énergie consommée, la compagnie insiste sur l’importance de l’économiser et d’éviter le gaspillage à tous les niveaux. Total compte aussi sur l’acquisition de start-ups – par exemple G2mobility, un des leaders français en solutions de recharge pour véhicules électriques – pour s’enrichir de nouvelles compétences en matière de mobilité durable.

Pour le groupe BMW, la connectivité et l’électrification sont les clés de la voiture du futur. L’entreprise cherche à faire une meilleure gestion du cycle de vie de ses véhicules, en prenant en considération leur empreinte carbone globale, de la production jusqu’au recyclage des pièces. BMW se transforme, comme le résume la vice-présidente Ursula Mathar.

«Nous évoluons de constructeur automobile à entreprise de mobilité.»
– Ursula Mathar, BMW

 

Sur le terrain, les grandes villes sont au cœur de la question de la mobilité. Lisbonne se concentre sur deux types d’actions : l’adaptation de l’espace urbain aux changements climatiques en cours et l’adoption d’un réseau de transports plus vert, par exemple grâce à des bus électriques et à l’énergie solaire.

 

Des défis à relever

Une compagnie comme Total assume une politique d’investissement pour se préparer à l’avenir : « Nous devons faire de gros investissements – par exemple, installer des bornes de recharge électrique dans nos stations-services –, sans avoir de retour immédiat sur ceux-ci », explique le vice-président sénior Philippe Montantême. Les constructeurs automobiles font face, eux aussi, au paradoxe de l’œuf et de la poule : certains demeurent frileux à l’idée d’investir dans la voiture électrique tant que les infrastructures pour la recharge ne seront pas entièrement fonctionnelles.

Quant aux villes, elles peuvent jouer un rôle essentiel dans le jeu de la concurrence en dédommageant les compagnies qui en font l’effort des coûts supplémentaires qu’entraînent les initiatives durables, afin qu’elles ne soient pas pénalisées. Les municipalités doivent aussi leur offrir un contexte stable : à cet égard, la ville de Lisbonne a fait approuver son plan pour faire face aux changements climatiques par les autres partis politiques, dans le but d’éviter une discontinuité des projets au gré des élections locales.

Cet article est basé sur la conférence donnée au Sommet Movin’On 2019 « Quel sera l’impact d’une hausse de 1,5 °C sur la mobilité ?  » par Miguel Gaspar (Municipalité de Lisbonne), Ursula Mathar (BMW), Philippe Montantême (Total) et Sandra Sucher (Harvard Business School).

 

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