La course aux véhicules à conduite autonome s’intensifie en Chine

En Chine tout un écosystème se met en place autour du véhicule autonome

et les partenariats se multiplient entre constructeurs automobiles et de grands acteurs de la technologie. Parmi eux, Baidu (géant chinois de l’Internet), DiDi Chuxing (véhicules de tourisme avec chauffeur, Uber local) ou encore AutoX, entreprise fondée il y a cinq ans seulement et soutenue par le mastodonte local du commerce en ligne Alibaba.

Le déploiement des véhicules autonomes s’accélère

À l'instar de leurs homologues américains, les principaux acteurs de la tech chinoise ont lancé des projets dans plusieurs villes importantes. C’est par exemple le cas pour Baidu et la start-up Pony.ai qui compte comme actionnaire le constructeur Toyota. Le géant du web chinois a prévu de déployer des robots taxis dans une trentaine de villes dans les années à venir.

À Yizhuang, banlieue sud de Pékin, à une dizaine de kilomètres du centre-ville, 67 taxis blancs sans conducteur se rangent déjà le long du trottoir pour charger des passagers. Depuis fin novembre, la réservation se fait via un smartphone et les passagers commandent leur trajet à l’aide d’une application. Ils sont ensuite récupérés par un véhicule bardé d’électronique, surmonté de capteurs et d’un radar. Ces SUV ne peuvent transporter que deux passagers à la fois, avec l’obligation qu’un humain assis à l’avant se tienne prêt à s’emparer du volant en cas d’imprévu. Ce service commercial couvre 350 kilomètres de routes, 600 points de ramassage et de dépose dans des zones commerciales et résidentielles. Au cours du troisième trimestre 2021, Baidu aurait totalisé 115 000 courses. 

Un nouveau service de robots taxis disponibles à la demande vient également d’ouvrir à Shanghai. Pour l’occasion, une vingtaine de véhicules autonomes ont été équipés par la start-up Momenta qui souhaite explorer avec SAIC Mobility (le plus grand constructeur automobile chinois) la technologie de conduite autonome dans différents scénarios de déplacements urbains. Les deux partenaires prévoient ensuite de déployer 20 véhicules autonomes supplémentaires à Shanghai et autant à Suzhou, dans l’est du pays.

La jeune pousse Momenta commercialise auprès des constructeurs (General Motors, Daimler, Toyota, etc) et des grands équipementiers des systèmes avancés d'aide à la conduite (ADAS) destinés à la production de masse. La société utilise la technologie du deep learning qui permet d’augmenter les capacités de détection des obstacles, de cartographie HD et de planification de l’itinéraire.

Lorem Ipsum is simply dummy text of the printing and typesetting industry. Lorem Ipsum has been the industry's standard dummy text ever since the 1500s, when an unknown printer took a galley of type and scrambled it to make a type specimen book. It has survived not only five centuries, but also the leap into electronic typesetting, remaining essentially unchanged. It was popularised in the 1960s with the release of Letraset sheets containing Lorem Ipsum passages, and more recently with desktop publishing software like Aldus PageMaker including versions of Lorem Ipsum.

NOUS AVONS HÂTE D'AUGMENTER PROGRESSIVEMENT LE NOMBRE DE VÉHICULES DISPONIBLES ET LA ZONE D'OPÉRATION COUVERTE

Shenzhen est la première ville de Chine à adopter une législation autorisant les voitures autonomes de niveau 4. Elle compterait environ 800 startups  spécialisées dans ce domaine, selon le South China Morning Post. Dans la mégapole du sud, la plus peuplée du pays, AutoX RoboTaxi, soutenue par Alibaba, a conquis des utilisateurs du marché traditionnel du covoiturage. Et depuis l’été dernier, testés par la startup chinoise DeepRoute.ai, une vingtaine de taxis sans chauffeur circulent et embarquent des passagers dans le quartier des affaires de Futian.

"Nous avons depuis plus de deux ans maintenant mis à l'essai nos véhicules à conduite autonome à Shenzhen, a déclaré Xuan Liu, vice-président de DeepRoute, créée en 2019. Nous avons hâte d'augmenter progressivement le nombre de véhicules disponibles et la zone d'opération couverte". 

En 2020, AutoX avait lancé son offre Robo taxi à Shanghai, là où le principal acteur du pays, Didi Chuxing a déjà déployé son propre service de taxis autonomes.

Robots-livreurs, robots-taxis … la bataille est lancée entre la Chine et les Etats-Unis dans le secteur de la conduite autonome. Toutefois, si celui-ci est en pleine effervescence en Chine, il reste encore « en retard par rapport aux géants américains », précise le site français lesechos.fr.

Forte concurrence

Pour autant, les constructeurs nationaux et les géants du numérique rivalisent pour s’installer sur ce marché prometteur. Ainsi Baidu souhaite déployer son service Go Robotaxi, avec une flotte équipée du système de conduite autonome Apollo, dans 65 villes d'ici 2025 et une centaine d'ici 2030, a affirmé le PDG Robin Li. Ces déploiements restent toutefois soumis à l'obtention de licences commerciales.

WeRide, startup basée à Guangzhou et soutenue par Nissan, a également proposé des courses à bord de ses véhicules autonomes à l'occasion du salon automobile de la ville (ex-Canton) qui s’est refermé le 1er décembre. Elle proposera des courses à bord de ses robots taxis sur l'application de VTC du constructeur automobile GAC.

Enfin, côté applications industrielles, Uisee Technology, startup travaillant sur la conduite intelligente et basée à Pékin, développe des solutions pour les plateformes logistiques basées dans les aéroports, les usines, les ports et autres milieux restreints.

D’ici 2025, la Chine veut atteindre une production de masse de véhicules autonomes. Le portail usine-digitale.fr explique que « le pays incite aux expérimentations en mettant notamment en avant ses atouts : moins d'obstacles réglementaires, subventions aux entreprises et mises en place d'infrastructures 5G. » Selon des estimations d’experts, les ventes de véhicules autonomes chinois dépasseraient 500 000 unités d’ici 2030.

Il faudra sans doute encore quelques années avant que des voitures puissent circuler librement sans aucune intervention humaine, l’autonomie complète se heurte en effet à des obstacles techniques et juridiques de taille. La recherche sur le véhicule autonome est d’autre part très coûteuse et réclame beaucoup de temps : la sécurité est à ce prix.