Vinci avance sur l’autoroute de demain

Vinci Autoroutes et la Région Auvergne Rhône-Alpes ont signé une convention « autoroutes bas carbone ». Ce partenariat compte jouer un rôle sur le volet multimodal, avec le développement d'une offre de bus et d'aires de covoiturage, voire de stations hydrogène. Avec l'objectif de faire de l'aire de Saint-Rambert d'Albon une "vitrine" de ce que pourrait être l'autoroute de demain.

Après la région PACA en novembre 2019 et la métropole de Tours Val de Loire en décembre 2021, Vinci Autoroutes et la Région Auvergne Rhône-Alpes ont signé, le 23 mars, une convention "autoroutes bas carbone". De ce fait, les deux partenaires s'engagent conjointement dans une démarche environnementale avec un triple objectif. Tout d’abord il s’agit de décarboner la mobilité autoroutière avec notamment la création de neuf nouveaux parkings de covoiturage, ainsi que d'un pôle d'échanges multimodal en projet sur l'aire de services de Sérézin en région lyonnaise (A7). Ensuite, l’intention est de développer l'autoroute de l'économie circulaire et enfin de renaturer le domaine autoroutier.

Contribuer à réduire les émissions

La résorption du point noir de Valence sud et la requalification de l’autoroute dans la traversée urbaine « contribueront à réduire l’empreinte carbone de l’axe A7, qui concentre à cet endroit un trafic quotidien de 75.000 véhicules en moyenne », précise le groupe Vinci dans un communiqué.

En France, les déplacements routiers représentent 93 % des émissions de CO2 liées aux transports. "Aujourd'hui, neuf trajets sur dix se passent sur autoroute, principalement pour des trajets domicile-travail. Ces trajets sont responsables de 30% des émissions de gaz à effet de serre, en France. Et c'est le seul segment qui ne diminue pas avec les années. Pour arriver à la décarbonation et à une neutralité carbone en 2050, il nous faut impérativement nous occuper de ces sujets", insiste Amélia Rung. La directrice du développement Vinci Autoroutes souligne la nécessité, en premier lieu, de mieux optimiser l'infrastructure existante en "travaillant de concert avec les territoires".

Le projet  bas carbone de Vinci Autoroutes consiste ainsi à développer, en partenariat avec les acteurs locaux, les infrastructures, équipements et services favorisant la décarbonation des véhicules (infrastructures de recharge pour véhicules électriques, stations hydrogène et biogaz…), la densification des modes partagés pour lutter contre l’autosolisme (parkings de covoiturage, lignes de cars express circulant sur voies réservées…) et l’interconnexion des modes de transport (parcs relais multimodaux).

« En 2018, après les accords de Paris, l'objectif national de réduction de 40 % des émissions de CO2 d'ici 2030 a été fixé. A Vinci, nous nous sommes dits qu'il fallait agir sur les autoroutes, car elles participent à 20 % des émissions de CO2 dans les transports et 6 % du total en France", rappelle Jérôme Pissonnier, directeur d'exploitation adjoint et directeur régional.

Autoroute bas carbone - crédit - Vinci Autoroutes
Autoroute bas carbone - crédit - Vinci Autoroutes

IL S’AGIT DE PENSER DES MODÈLES DE DÉPLACEMENTS NOUVEAUX QUI REQUIÈRENT LES SAVOIR-FAIRE ET LES COMPÉTENCES DE TOUS

La convention qui vient d’être signée s'appliquera donc sur le périmètre de la Auvergne-Rhône-Alpes, où le réseau de Vinci Autoroutes s'étend sur 360 kilomètres.

« Par ce partenariat public/privé innovant, la Région montre, aux côtés de VINCI Autoroutes, qu’une écologie des solutions est possible. Face aux enjeux climatiques et environnementaux, il s’agit de penser des modèles de déplacements nouveaux qui requièrent les savoir-faire et les compétences de tous. La stratégie de décarbonation et de renaturation de Vinci Autoroutes  coïncide pleinement avec l’ambition régionale », estime Frédéric Bonnichon, Vice-président de la Région AuRA, autorité organisatrice de la mobilité sur son territoire.

En Auvergne Rhône-Alpes, la direction régionale de Vinci Autoroutes se positionne comme "la" zone de test des nouvelles mobilités à l'échelle nationale et à ce titre, mène des expérimentations avec des véhicules moins polluants.

Un premier fourgon au biogaz a ainsi intégré la flotte régionale en septembre 2020. Depuis avril, un Renault Master ZE équipé d'une remorque de recharge électrique autonome conçu par la startup francilienne EP-Tender ainsi qu'un fourgon Fiat Ducato électrique sont en cours d'essai. Au total, un tiers des véhicules d’intervention légers de Vinci Autoroutes a été converti à l’électrique et 100 % de la flotte le sera d’ici à 2030.

L’action menée par le groupe se développe sur le territoire national puisque, le 31 mars 2022, la Communauté d’Agglomération Pays Basque, le Syndicat des mobilités Pays Basque-Adour et Vinci Autoroutes, ont signé à leur tour la convention « Autoroute Bas Carbone » et mobilités durables au Pays Basque. Vinci s’est fixé de réduire de 50 % ses émissions de CO2 d’ici 2030.