La mobilité à l’heure de l’économie circulaire

Réinventer la roue : innovation en économie circulaire

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En mai prochain, lors du Sommet mondial de la mobilité durable Movin’On, nous donnerons vie à une mobilité mondiale, intelligente, durable et multimodale.  Après une première édition ayant marqué les esprits, les leaders du monde académique, politique, des affaires, des villes et des start-up se rencontrent de nouveau et agissent pour donner vie à un transport durable.

À travers six thématiques, nous initierons des actions concrètes pour atteindre notre objectif ambitieux : passer de l’ambition à l’action.

Voici quelques pistes de réflexion pour entamer la conversation sur notre cinquième thématique : La mobilité à l’heure de l’économie circulaire

L’économie traditionnelle a longtemps été un système linéaire dont la logique était : extraire, fabriquer, consommer, jeter. L’économie circulaire, elle, met de l’avant des cycles de production qui minimisent le gaspillage, réduisent la quantité de matière première utilisée, et, une fois l’objet produit, encouragent le recyclage, la réutilisation et la réparation. Ce concept est inspiré de la biosphère, un système régénératif qui minimise l’utilisation de ressources et les pertes d’énergie en ralentissant, fermant et rapetissant les boucles d’énergie et de matière.

Il est indéniable que la mobilité laisse une empreinte écologique importante. Comment le secteur des transports peut-il repenser ses processus de fabrication et intégrer la pensée et les méthodes de l’économie circulaire dans ses stratégies d’entreprise?

Jacques Deschamps, directeur de l’action régionale de l’Ademe, précise qu’«il n’y a pas de recette magique ni de modèle pré-mâché, mais sept piliers à l’économie circulaire.» Ce sont les suivants : approvisionnement durable, écoconception, écologie industrielle, économie de la fonctionnalité, consommation responsable, allongement de la durée d’usage, recyclage et valorisation des déchets. Ainsi, les initiatives de mobilité circulaire peuvent être appliquées aux pratiques de transport en passant d’un modèle de produit à un modèle de service.

En matière de produit, par exemple, GM a choisi d’utiliser les déchets comme l’un des maillons de sa chaîne d’approvisionnement. En 2016, le géant de l’automobile a inclus dans sa liste d’environnement de travail zéro déchet 23 sites d’enfouissement. En adoptant différentes initiatives, comme l’utilisation de bouteilles d’eau recyclées pour isoler les capots de moteur ou la transformation de pneus repêchés du fleuve Mississippi en pièces d’auto, la compagnie a dépassé ses propres projections en matière de développement durable.

En matière de service, Michelin Flotte Pneu gère un programme de location de pneu sur mesure pour les véhicules de transport en commun et tout autre type de camion. Le fabricant de pneus offre un service de paiement au kilomètre pour réduire les émissions et les accidents, économiser du carburant et maximiser l’utilisation des véhicules.

Quelles autres initiatives concrètes pourraient être employées pour réduire l’empreinte carbone du transport? Poursuivons la conversation sur Twitter et Facebook.

Mobilité et économie circulaire : une introduction

Vous trouverez dans nos cahiers de notes de Movin’On 2017 des articles fort intéressants qui vous introduiront à la thématique :

Mettre fin à l’obsolescence programmée

Pour approfondir 

Découvrez quelques-unes des recherches et initiatives concrètes qui existent déjà:
France – Une concertation nationale sur l’économie circulaire – Techniques de l’ingénieur

Movin’On lance le Startup Challenge