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From ambition to action
L’écosystème de la mobilité durable

De l’ambition à l’action
L’écosystème de la mobilité durable

Qu’est-ce qui freine la voiture électrique ?

16 septembre 2019
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Même si les ventes de véhicules électriques (VE) ont connu un bond considérable entre 2015 et 2018, ils ne représentent que de 2 à 4 % du marché automobile dans les pays qui comptent un taux élevé de voitures, comme la Chine, les États-Unis et la France. En Suède, leur part de marché est d’environ 8 % et, dans les prochaines années, on s’attend à des taux similaires chez les autres membres de l’OCDE, une fois que la technologie sera mieux adaptée à un usage quotidien.

Plusieurs facteurs suscitent diverses appréhensions chez les conducteurs de VE actuels et potentiels, incluant le prix élevé de ces véhicules et l’éventualité d’une panne. L’insuffisance de bornes est un obstacle majeur, de même que la disparité des technologies de recharge – un problème que la multinationale Total s’emploie à régler. 

 

Une transition imminente vers la mobilité électrique

L’Europe s’est fixé des cibles ambitieuses afin de réduire ses émissions de GES provenant du transport d’ici 2030 :

  • Véhicules privés : -37,5 % comparativement au niveau de 2021
  • Transport léger : -31 % comparativement au niveau de 2021
  • Transport lourd : -30 % comparativement au niveau de 2019

« [Les fabricants d’équipement] savent qu’ils devront aller vers des véhicules sans émission, a indiqué Agnes Dumesges, vice-présidente du marketing de produits à Total. La mobilité électrique est essentielle pour relever ces défis à court terme. »

 

L’amélioration de l’expérience client

Total a analysé les habitudes des utilisateurs de VE de cinq pays européens. Son constat : ils effectuent de 73 % à 79 % des recharges dans un lieu privé, comme leur résidence ou leur bureau, généralement à partir de bornes à faible voltage, de 3 à 7 kW. Dans 15 % à 20 % des cas, ils utilisent les bornes de 22 kW qu’on trouve dans les rues et les lieux publics, comme les centres commerciaux. Enfin, celles des stations-service, dont la puissance va de 50 kW à 350 kW, ne représentent que de 2 % à 6 % des recharges.

En collaboration avec l’Institut Vedecom, un centre public-privé de recherche et de formation voué à la transition énergétique en France, Total cherche à standardiser la procédure de rechargement des VE. Son objectif : réduire les problèmes d’incompatibilité entre les différentes technologies, tout en facilitant leur usage et l’expérience client en général.

Ainsi, chaque VE vendu sera associé à un numéro d’identification qui s’activera dès qu’on branche la voiture à une borne de recharge, permettant de récupérer du cloud les modalités du contrat d’utilisateur, notamment ce qui concerne la tarification. Il ne sera donc pas nécessaire d’entrer des informations manuellement. « Ce sera un peu comme lorsqu’on reçoit une nouvelle carte de crédit : un seul contact physique est nécessaire pour être autorisé à faire des transactions », a expliqué Mathieu Lanéelle, directeur de la stratégie de recharge des VE et du développement des affaires de Total.

 

Perspectives d’avenir

Avec l’ajout de 170 000 bornes prévues d’ici 2025 en Europe et les 300 stations de recharge à haute puissance de Total d’ici 2022, cette initiative représente pour l’entreprise et l’Institut Vedecom un moyen de réguler et de standardiser un système qui a grandement besoin d’être perfectionné avant qu’on puisse envisager l’adoption des VE à grande échelle.

 

Cet article est basé sur la session de travail donnée au Sommet Movin’On 2019 « Plug & Charge: tracer l’itinéraire idéal du client dans la transition imminente vers l’électromobilité » par Gilles Le Calvez (Institut Vedecom), Agnes Dumesges (Total) et Mathieu Lanéelle (Total).

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