Technologie et transport: le grand changement

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The big shift in transportation technology

Pensez aux technologies que vous utilisez quotidiennement aujourd’hui, et à ce qu’elles étaient il y a à peine 10 ans. Au cours de la dernière décennie, les réseaux GPS et LTE, les technologies sans fil et les API ont radicalement transformé notre façon de nous déplacer en ville.

Mais selon le conseiller stratégique et fondateur de City Innovate Timothy Papandreou, ces changements sont minimes par rapport aux bouleversements que connaîtront les modes de transport dans les 10 prochaines années. «Nous allons assister à une transition vers le partage, l’électrification et l’automatisation», a prédit Timothy sur la scène du Sommet Movin’On.

Dans la mesure où les solutions de mobilité proposées sont abordables, efficaces et faciles d’utilisation, il y a de solides arguments en faveur d’un tel changement:

  • Les voitures personnelles sont inutilisées pendant 95% de leur durée de vie et, dans de nombreux cas, sont vides à 80%. «Beaucoup d’efforts sont déployés pour nous faire croire que c’est une solution idéale», selon Timothy.
  • 1,2 million de décès par an – c’est 2 décès par minute! – sont imputables à notre système de transport. «Si cela se produisait dans l’aviation, cela signifierait que plusieurs avions gros-porteurs s’écrasent chaque jour. Ce serait sans doute la fin de l’aviation civile.»
  • Les conducteurs passent 10 jours par an dans le trafic. «Pour des millions de travailleurs, c’est l’équivalent de leurs vacances annuelles.»
  • 15% de la population a des problèmes d’accès au transport, ce qui affecte l’emploi et la productivité, entre autres paramètres.

 

 

Un changement terre à terre pour les villes

En plus des avantages évidents – réduction du trafic, moins de propriétaires de voitures, moins de pollution et de bruit – , Timothy affirme que l’impact le plus fondamental pour les villes sera une «réduction spectaculaire des besoins de stationnement». Dans certaines zones urbaines, cela pourrait signifier une augmentation de 50% des terrains disponibles. «Ça ouvre des possibilités formidables en termes de développement du territoire et de valorisation foncière», ajoute-t-il. Sans compter que la plupart des villes du monde traversent actuellement une crise du logement.

 

Donnant-donnant

À l’époque où Timothy était directeur de l’innovation pour les transports à San Francisco en 2010, lui et son équipe ont cherché à réduire l’utilisation des modes de transport privés afin qu’ils représentent 50% plutôt que 67% des déplacements, et à faire passer l’utilisation du transport durable de 32% à 50% en 2018. En se concentrant sur la marche, le vélo et la gestion du stationnement, ils ont atteint ces objectifs en 2015, soit trois ans d’avance. À partir de là, «dans un scénario idéal, selon Timothy, la moitié des déplacements sont actifs – marche, vélo – et l’autre moitié, partagée, électrique et automatisée».

Une question subsiste: quels efforts les villes doivent-elles déployer pour s’équiper d’un système de partage, électrique et automatisé? «Elles ne devraient pas avoir à faire d’efforts, déclare Timothy. Si une technologie ne peut être appliquée sans que les villes se transforment spécialement pour elle, elle n’est tout simplement pas prête à être utilisée.» Bien qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle pour les administrations urbaines et les citoyens soucieux de leurs impôts partout dans le monde, cela met beaucoup de pression sur les innovateurs et les développeurs de la technologie des transports. Il sera intéressant de voir quels joueurs – petits et grands – profiteront de ce changement majeur.

 

Les Notes de Movin’On: Faits saillants, apprentissages et idées à retenir du Sommet mondial sur la mobilité durable

Cet article est extrait des Notes du sommet Movin’On 2018, une feuille de route pour les leaders et experts de la mobilité et ceux qui souhaitent faire leur part pour la mobilité durable. Vous pouvez le lire dans son intégralité ici.

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