Il y a de l’essence dans l’air: la Direct Air Capture à grande échelle

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Fuel is in the air: Scalable direct air capture

Steve Oldham tente de faire souffler un vent de changement sur l’industrie des transports – en changeant le moins de choses possible. Avec son équipe de Carbon Engineering, il cherche un moyen de décarboner les transports sans bousculer les infrastructures existantes. Et convertir les consommateurs ne devrait pas être un problème, puisqu’ils pourront garder leur voiture.

 

Ça fonctionne à merveille

La plupart des véhicules existants, qu’il soit question de voitures, d’avions ou d’embarcations, roulent toujours au carburant, même si on parle de plus en plus d’électrification. Mais les coûts élevés de la réorganisation des infrastructures signifient que la technologie de recharge et la capacité du réseau ne sont pas encore à la hauteur. Étant donné qu’il y a un milliard de voitures dans le monde à l’heure actuelle, les remplacer toutes par des véhicules électriques coûterait plus de 30 billions de dollars.

Entre-temps, les gens continuent de prendre leur voiture et de faire le plein à la station-service, sans même y penser. Alors, au lieu de décarboner l’ensemble du système, «pourquoi ne pas décarboner le carburant, tout simplement», propose Steve Oldham, comme si c’était une évidence. Puisque d’après lui, ce l’est.

 

«Pourquoi ne pas décarboner le carburant, tout simplement?»
– Steve Oldham
PDG, Carbon Engineering

 

 

Carburer à l’air

Carbon Engineering transforme le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l’air en carburant liquide ayant les mêmes propriétés que les carburants fossiles utilisés actuellement dans les voitures, bus, camions et avions, et ce, sans qu’aucune modification à leur moteur ne soit nécessaire. Or, si l’air contient trop de CO2 , il n’en contient tout de même pas énormément. Pour transformer le CO2 en carburant, on doit le capter, le purifier, puis le compresser grâce au processus Direct Air Capture . On le combine ensuite à de l’hydrogène pour en faire un carburant liquide  qui, grâce à sa forme,  peut être distribué dans les stations-service existantes partout au monde. «On a déjà la solution pour faire parvenir le carburant aux consommateurs», ajoute Steve Oldham.

 

Une autre façon de changer d’air

Steve Oldham souligne qu’une seule usine à échelle commerciale peut être adaptée pour capter un million de tonnes de CO2 en une année, soit l’équivalent des émissions annuelles moyennes de 250 000 voitures.

 

Un beau mélange

Pour respecter les lois en vigueur, les entreprises de carburant fossile ajoutent des biocarburants à leurs produits dans le but d’en réduire la teneur en carbone. Mais les biocarburants proviennent de l’agriculture, qui sert alors à la production de carburant plutôt qu’à la culture d’aliments. «On doit alors choisir entre le carburant et la nourriture», explique Steve Oldham. Et ça ne résout pas complètement le problème: «On ne peut mélanger qu’une partie de biocarburant pour faire tourner le moteur, alors que ce n’est pas le cas avec notre carburant,» ajoute-t-il, soulignant qu’il s’agit là d’une solution durable.

 

Steve Oldham, PDG de Carbon Engineering, a donné une conférence au Sommet Movin’On 2018. Pour vous assurer de ne manquer aucun contenu du Sommet Movin’On, inscrivez-vous à notre newsletter.

 

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