Pour Michelin, la mobilité électrique est une réponse incontournable aux enjeux climatiques

Michelin est convaincu que la mobilité électrique constitue un levier indispensable à la transition énergétique. De son expertise du pneu jusque dans le domaine de la pile à hydrogène, par sa capacité d’innovation et son esprit fédérateur, le Groupe figure parmi les acteurs clés du développement de l’électromobilité.

À la COP26, lors de la journée du 10 novembre dédiée aux transports, dont l’objectif était d’accélérer la transition du transport vers des émissions nulles, l’accent a été mis sur la mobilité électrique. A cette occasion, les États ont rappelé leur objectif de sortir rapidement de la vente de moteurs thermiques dépendants des énergies fossiles. Ce sera en 2030 pour de nombreux pays européens et « en 2035 sur les principaux marchés ». Concernant le transport routier, responsable de 75% des émissions liées aux transports en général, le calendrier de la transition vers des voitures et fourgonnettes à zéro émission de CO2 sera accéléré.

La part des véhicules électriques dans les ventes totales de voitures neuves devrait pratiquement quadrupler entre 2020 et 2030 et atteindre près de 50 % des ventes de véhicules neufs en 2030. D’ici 5 ans seulement, les bus électriques devraient être 10 fois plus nombreux à circuler (ils sont environ 5000 actuellement en Europe).

LE MARCHÉ DES VÉHICULES ÉLECTRIQUES, COMME VÉRITABLE OPPORTUNITÉ DE CROISSANCE ET ACCÉLÉRATEUR DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Eric-Mark Huitema

Directeur Général de l’ACEA

Le réseau de recharge devra faire face à une demande exponentielle 

L’ACEA vient de publier une étude selon laquelle les automobilistes français en particulier ont accès à une borne de recharge rapide (dotée d’une puissance de plus de 22 kW) sur 9 en service seulement. Le syndicat des constructeurs pointe au final dans son rapport le manque évident de bornes de recharge, classiques et rapides, sur le territoire européen. La France doit notamment passer d’environ 31.000 bornes publiques recensées à la fin 2020 à 350.000 à l’horizon 2030. "Les automobilistes doivent voir beaucoup de chargeurs dans leur environnement quotidien, et ces points de recharge doivent être rapides et faciles à utiliser, sans avoir à attendre dans de longues files d’attente ", a plaidé le directeur général de l’ACEA, Eric-Mark Huitema.

Pour autant, le déploiement est en cours et devrait s’accélérer pour faire face à une demande sans doute exponentielle. Par exemple, le 9 novembre, le site spécialisé en B2B flotauto.com annonçait qu’Interparking s’est tourné vers TotalEnergies pour installer 1 200 bornes de recharge électrique sur ses sites. Pour cet exploitant de parkings à la tête d’une offre de 400 000 places en Europe, ces installations doivent débuter en France, avant le reste de l’Europe, avec des bornes d’une puissance comprise entre 7 kVA et 22 kVA, sélectionnées pour leur adéquation avec des stationnements longs.

De son côté, TotalEnergies a annoncé le 28 octobre qu’il engagera jusqu’à 200 millions d’euros sur un an afin d’équiper plus de 150 de ses stations autoroutières et voies express en bornes de recharge de haute puissance.

Un dernier exemple avec le projet Mobena, évoqué là encore par flotauto.com qui a consacré un dossier spécial sur le sujet de la recharge électrique. Lancé récemment en France, il mobilise acteurs publics et privés autour d’objectifs de « smart charging » et de « plug and charge », depuis la création de bornes de recharge de nouvelle génération, à la mise en place de projets pilotes.

Le développement du véhicule électrique nous invite à repenser nos usages. Comme le souligne l’Ademe, les services de mobilité associés à la technologie électrique sont susceptibles d’accélérer la transition vers de nouveaux modes de déplacement optimisant l’utilisation du véhicule et n’imposant plus sa possession.

Cliquez ici pour voir le communiqué de Michelin sur son apport à la mobilité électrique.