Les Rencontres de L’Hémicycle x Movin’On – Les jeunes, plus pragmatiques qu’idéalistes

Au printemps 2021, Movin’On a publié une étude réalisée avec Kantar sur la mobilité vue par la jeune génération dans un monde post-COVID.

L’un des enseignements de cette étude relève les attentes fortes des jeunes vis-à-vis des pouvoirs publics, des villes et des entreprises pour agir avec eux et accélérer les choses.

 

Pour mieux comprendre cette attente vis-à-vis des pouvoirs publics et des entreprises, Movin’On a convié les Présidents de deux grandes entreprises de son écosystème, Michelin et Microsoft, à débattre avec deux jeunes -une étudiante et un jeune actif- pour le public de l’Hémicycle : l’Assemblée Nationale.

Les intervenants partagent ce que la pandémie a changé dans leurs usages et leur vision de la mobilité. Ils échangent sur la meilleure manière d’innover pour une mobilité durable, et sur la nécessité de mettre tout le monde autour de la table pour avancer plus efficacement.

 

Participants :

  • Florent Menegaux, Président de Michelin
  • Carlo Purassanta, Président de Microsoft France
  • Guillaume Saint, Expert Mobilité chez Kantar
  • Laureen Calcat, étudiante
  • Quentin Mauduit, Professeur de Sciences économiques et sociales

 

Les jeunes attendent des acteurs publics et privés plus d’engagement

 

Les attentes de la génération Z, provoquées et accélérées par la crise, ne sont pas aussi utopiques qu’elles le paraissent. Elles obligent déjà les pouvoirs publics et les entreprises à repenser l’organisation de l’espace public et de travail. Les villes ont ainsi pérennisé et développé les pistes cyclables « pop-up » du premier confinement et les entreprises sont en train de mettre en place le télétravail dans la durée. Mais s’ils se sentent acteurs du changement, les jeunes souhaitent que les acteurs publics et privés s’engagent davantage encore. Alors qu’en Amérique du Nord, ils se tournent principalement vers le secteur privé, en Europe, ils estiment que c’est d’abord aux pouvoirs publics d’agir, notamment en matière d’infrastructures, d’innovation, d’urbanisme, de sécurité et de solutions vertes.

 

Mais il est un point commun aux deux rives : tous attendent des employeurs qu’ils s’impliquent pour favoriser une autre mobilité pour leurs équipes. « La mobilité est vecteur de progrès, observe, pour conclure, Florent Menegaux, le patron de Michelin. Au lieu d’opposer les modes de transport, je pense qu’il faut les réconcilier. Grâce à la technologie, le monde politique, la vie civile et la vie économique doivent avoir une réflexion commune pour construire un monde inclusif, un monde du et, et non du ou. »